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Permis bateau côtier, hauturier, eaux intérieures : qui doit avoir quoi
Le permis est obligatoire au-delà de 6 chevaux, pas pour un voilier en mer : ce que permettent l’option côtière, l’extension hauturière et les eaux intérieures, la formation, l’examen de 40 questions, les frais et les anciens titres.
Mis à jour le 8 novembre 2026.
« Il me faut le côtier ou le hauturier ? », « Et pour mon voilier ? », « Mon permis vaut-il sur la Seine ? » : le permis plaisance français tient en quelques règles simples, mais les noms ont changé plusieurs fois et les anciens titres circulent encore. Ce guide résume qui doit avoir quoi, d’après les pages officielles du ministère de la Mer et de Service-Public consultées en novembre 2026. La réglementation peut évoluer : en cas de doute, la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) de votre département a le dernier mot.
1. Quand le permis est obligatoire
Le permis est exigé pour conduire un bateau de plaisance à moteur dont la puissance dépasse 4,5 kW (6 chevaux). En dessous, aucun permis n’est demandé, mais les règles de navigation et le matériel de sécurité s’appliquent comme à tout le monde — voir le matériel de sécurité obligatoire.
- Voilier en mer : pas de permis, même avec un moteur auxiliaire. C’est le cas de la plupart des voiliers et catamarans de croisière.
- Voilier sur un fleuve, une rivière ou un canal : s’il a un moteur de plus de 4,5 kW, il faut un permis valable en eaux intérieures.
- Bateau sous pavillon français : le permis français s’applique, même quand vous naviguez dans les eaux d’un autre pays. Il n’existe pas de « permis international » de plaisance.
2. Les deux options de base
L’option côtière (la mer)
Elle permet de conduire en mer, de jour comme de nuit, jusqu’à 6 milles d’un abri (un endroit où le bateau peut accoster ou mouiller en sécurité), sans limite de puissance ni de taille pour un bateau privé. C’est le permis de la très grande majorité des plaisanciers à moteur. Il permet aussi de naviguer sur les lacs et plans d’eau fermés, mais pas sur les fleuves, rivières et canaux.
L’option eaux intérieures (le fluvial)
Elle couvre les fleuves, rivières et canaux. Un plaisancier qui fait à la fois de la mer et du fluvial a besoin des deux options ; quand on en a déjà une, on peut passer l’autre en candidat libre, sans refaire la formation pratique.
3. Les deux extensions
L’extension hauturière : au-delà des 6 milles
Ce n’est pas un permis à part mais une extension de l’option côtière : il faut être titulaire du côtier (ou d’un ancien titre équivalent, permis A ou permis mer côtier). Elle supprime la limite de distance. L’examen est une seule épreuve théorique d’environ 1 h 30, sans pratique en mer : un exercice sur carte marine (route, coordonnées, caps), un calcul de marée et des questions sur la météo, les aides électroniques et le matériel de sécurité. D’après Service-Public, il faut au moins 10 sur 20, dont au moins 7 sur la partie carte. La formation en établissement n’est pas obligatoire : beaucoup la préparent seuls, mais l’exercice de carte demande un vrai entraînement. Ces sessions sont organisées par les DDTM.
L’extension grande plaisance eaux intérieures
Elle complète l’option eaux intérieures pour les grands bateaux fluviaux. Elle exige une formation pratique, sans candidature libre.
4. Qui doit avoir quoi : les cas courants
- Vedette ou semi-rigide de plus de 6 ch, sorties à la journée : option côtière.
- Bateau à moteur qui part en croisière au large ou traverse vers une île à plus de 6 milles d’un abri : côtier + extension hauturière.
- Voilier ou catamaran de croisière en mer : aucun permis, quelle que soit la distance ; une bonne formation reste indispensable, et l’assureur ou le loueur peut demander une expérience.
- Pénichette ou bateau à moteur sur les canaux (hors location encadrée) : option eaux intérieures.
- Moteur de 6 ch ou moins (annexe, petite barque) : pas de permis.
- Ancien titre (permis A, permis mer côtier, carte mer) : les anciens titres restent valables sans démarche, dans leurs propres limites. La carte mer, par exemple, ne vaut que de jour, à 6 milles d’un abri, pour un moteur de 4,5 à 37 kW ; elle se transforme en option côtière par un QCM.
5. Obtenir l’option côtière (ou eaux intérieures)
- L’âge : 16 ans pour s’inscrire en formation (des règles particulières existent entre 14 et 16 ans dans un club affilié à une fédération sportive agréée).
- Un établissement agréé (bateau-école) est obligatoire pour une première option : le candidat libre n’est pas admis.
- La formation théorique : au moins 5 heures.
- L’examen théorique : depuis le 1er juin 2022, un QCM de 40 questions, 5 erreurs admises, sur tablette, auprès d’un organisme agréé (La Poste, Dekra, SGS, Bureau Veritas) où l’on s’inscrit directement. La réussite reste acquise pendant 18 mois.
- La formation pratique : au moins 3 h 30 d’apprentissage individuel, dont 2 heures à la barre. Pas d’examen pratique devant un inspecteur : c’est le formateur qui valide.
- Le certificat médical de moins de 6 mois (formulaire Cerfa 14673), par un médecin inscrit à l’ordre ; pas de téléconsultation. Il n’est demandé que pour la première option.
6. Ce que ça coûte
Selon le ministère de la Mer : 78 € de droit de délivrance pour une première option, 30 € d’inscription à l’épreuve théorique auprès de l’organisme privé, et 38 € de timbre pour l’extension hauturière. À cela s’ajoute le prix de la formation en bateau-école, qui varie selon la région, la formule et le nombre d’heures de pratique : comparez plusieurs établissements, ce qui est compris (code en ligne, heures de pratique, frais d’examen) et les dates de session.
7. Les points qu’on oublie
- La VHF : le permis plaisance autorise son usage dans les eaux territoriales françaises. Au-delà, ou pour certaines navigations internationales, un certificat de radiotéléphoniste peut être exigé.
- Un titre d’un autre pays de l’Union européenne permet de conduire un bateau français dans les limites de ce titre ; une équivalence se demande à la DDTM de Seine-Maritime (mer) ou à la DDT du Nord (eaux intérieures).
- Un bateau sous pavillon étranger suit les règles de son pavillon : renseignez-vous auprès de l’ambassade ou des autorités concernées.
- Avant un grand départ, le permis n’est qu’une pièce du dossier : papiers du bateau, assurance, formalités d’entrée dans les pays visités — voir les formalités d’entrée par pays et préparer une transatlantique.
Une fois à bord, gardez la copie de votre permis avec les papiers du bateau. Le carnet Hullteam range les documents du bord et de l’équipage au même endroit, avec leurs dates de validité — voir quelles preuves comptent.
Sources
Pages consultées en novembre 2026.
- Le permis plaisance — ministère de la Mer (mer.gouv.fr, mis à jour le 17/04/2026)
- L’examen théorique du permis plaisance évolue — ministère de la Mer
- Permis bateau de plaisance option côtière — fiche Service-Public
- Permis plaisance option côtière : extension hauturière — fiche Service-Public
- Permis côtier et extension hauturière : ce qui change vraiment — Figaro Nautisme (2026)
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