Guide Hullteam
Choisir un gestionnaire ou une conciergerie pour son bateau
Gestion technique, conciergerie, gestion locative : ce que fait chacun, le contrat à signer, l’accès au bateau, les rondes et les comptes rendus à exiger, et ce qu’on peut partager avec lui sans tout montrer.
Mis à jour le 7 novembre 2026.
Quand on habite loin de son port, qu’on navigue quelques semaines par an ou qu’on veut louer son bateau, confier son suivi à un professionnel sur place devient vite la solution raisonnable. Trois métiers voisins se partagent ce travail : la gestion technique, la conciergerie et la gestion locative. Aucun n’est une profession réglementée : tout se joue dans le contrat, dans la façon dont le professionnel rend compte, et dans la confiance qu’on peut lui accorder avec les clés du bateau. Ce guide aide à comparer, sans recommander personne.
1. Ce que fait ce professionnel (et ce qu’il ne fait pas)
- Le gestionnaire technique suit l’entretien de votre bateau : il tient les échéances, fait des rondes de contrôle, prépare l’hivernage et la remise à l’eau, demande les devis, fait intervenir le mécanicien, le chantier ou la voilerie, et vous rend compte. Certains font une partie des travaux eux-mêmes.
- La conciergerie veille sur le bateau au port : amarres, pare-battages, pompes de cale, batteries, bâches, visite après un coup de vent ; nettoyage, préparation avant votre arrivée, petits travaux.
- Le gestionnaire locatif met votre bateau en location : annonces, réservations, accueil des locataires, état des lieux au départ et au retour, caution, ménage, et le reversement des revenus selon un mandat.
Ce qu’il ne fait pas : il ne remplace ni votre assurance ni un expert maritime, et il ne décide pas à votre place des gros travaux ni de la vente. Un gestionnaire n’est pas toujours mécanicien : demandez qui fait réellement les travaux, et comment ils sont facturés.
2. Les bons critères pour le choisir
- La présence sur le port et la réactivité : à quelle fréquence passe-t-il, en combien de temps peut-il être à bord après un coup de vent ou une alarme, et qui le remplace pendant ses congés ?
- L’expérience de votre type de bateau : voilier, bateau à moteur, catamaran ; le nombre de bateaux qu’il suit déjà.
- Une entreprise identifiable (SIRET, Kbis ou inscription au registre national des entreprises, vérifiables gratuitement sur l’annuaire officiel des entreprises).
- L’assurance responsabilité civile professionnelle : demandez l’attestation, et si elle couvre la garde des clés et les manœuvres du bateau quand il le déplace (vers le chantier, la station de carburant).
- Un contrat écrit : les prestations comprises, la fréquence des rondes, ce qui est facturé en plus, le montant au-delà duquel il doit vous demander votre accord, la durée, la résiliation et ce qui se passe en fin de contrat (clés, documents).
- Les comptes rendus : un message après chaque ronde ou chaque intervention, avec photos, et un récapitulatif régulier.
- La transparence sur les artisans : vous transmet-il leurs devis et leurs factures ? Prend-il une commission sur les travaux qu’il coordonne ? C’est légitime, à condition que ce soit écrit.
- Pour la gestion locative : qui fixe le prix et le calendrier, comment les locataires sont choisis (expérience, permis), qui garde la caution, qui paie l’usure et l’entretien supplémentaire, à quel rythme les revenus vous sont reversés. Vérifiez avec votre assureur que la location est bien couverte, et renseignez-vous sur ce que la réglementation impose à un bateau loué et sur la fiscalité des revenus.
3. Les questions à lui poser
- Combien de rondes par mois, et que contrôlez-vous à chaque fois ?
- En combien de temps pouvez-vous être à bord en cas d’alerte ? Qui vous remplace ?
- Qui a les clés, qui entre à bord, et comment le saurai-je ?
- Quel montant pouvez-vous engager sans mon accord ?
- Les travaux : les faites-vous vous-même ou faites-vous appel à des artisans ? Me transmettez-vous leurs devis et leurs factures ?
- Recevrai-je un compte rendu avec photos après chaque passage ?
- Votre assurance couvre-t-elle la garde du bateau et ses déplacements ?
- Comment résilier le contrat, avec quel préavis ?
- Pour la location : quelle commission, quels frais fixes, quel relevé des locations et des sommes encaissées ?
4. Lire un devis ou un contrat
La proposition d’un gestionnaire prend souvent la forme d’un contrat plutôt que d’un devis. Elle doit dire clairement :
- Les prestations et leur fréquence (rondes, hivernage, nettoyage, préparation avant navigation).
- Le prix : forfait mensuel ou annuel, ou à l’acte ; ce qui est facturé en plus (heures, déplacements, fournitures, travaux d’artisans).
- Le plafond de dépense sans votre accord, et la façon dont il vous demande cet accord.
- La durée, la reconduction, le préavis de résiliation.
- L’assurance du professionnel, la garde des clés, les comptes rendus.
- Pour la gestion locative : le taux de commission, les frais à la charge du propriétaire, le calendrier des reversements.
Signaux d’alerte : un « suivi complet du bateau » sans liste de ce qu’il comprend, aucun plafond de dépense, aucun compte rendu prévu, une longue durée difficile à résilier, un mandat qui l’autorise à engager de gros travaux ou à vendre le bateau sans votre accord.
5. Les signaux qui doivent faire fuir
- Il refuse de signer un contrat écrit.
- Il garde les factures des artisans (« je m’en occupe ») : sans elles, vous n’avez aucune preuve de l’entretien de votre bateau.
- Il n’envoie jamais de photos ni de compte rendu, ou reste vague sur ce qui a été fait.
- Il demande d’importants paiements d’avance sans justificatif.
- Vous ne savez pas qui monte à bord ni qui a les clés.
- En gestion locative, il ne vous donne pas le détail des locations et des sommes encaissées.
Un signal isolé ne condamne pas un professionnel ; plusieurs ensemble doivent vous faire chercher ailleurs.
6. Trouver un pro près de son port
La carte des pros de Hullteam montre, métier par métier, où se trouvent les professionnels du nautisme : cochez les métiers qui vous intéressent et déplacez-vous jusqu’à votre port. Chaque métier a aussi sa page, département par département, avec la fiche de chaque professionnel — toutes sont rangées sur la page tous les métiers. Une fiche marquée « Pro inscrit sur Hullteam » signale un professionnel qui a ouvert son compte Hullteam.
7. Garder la trace du travail
Dans Hullteam, vous pouvez donner à votre gestionnaire un accès au carnet de votre bateau : il y voit et complète la partie technique et la sécurité — interventions, échéances, rondes — sans accéder à vos papiers privés ni aux montants des autres factures. C’est vous qui choisissez son niveau d’accès, et vous pouvez le retirer à tout moment ; Hullteam peut vous adresser chaque mois un compte rendu de son travail. Exigez aussi, pour chaque intervention, une facture détaillée au nom du bateau : c’est elle qui vaudra preuve à la revente. Le guide quelles preuves comptent explique pourquoi.
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